Vaiabraziou

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  • lundi 2 octobre 2006

    Mise à jour du blog !!!

    Cela fait longtemps que certains l’attendait, et elle est enfin arrivée. Vu le retard que j’ai pris, je vais faire ça petit à petit, avec tout d’abord un sommaire :

    - l’école de samba

    - voyage à Parati et Ilha Grande

    - le musée de Niteroi

    - le jardim botanico

    - les élections présidentielles

    - les soirées

    - l'Ilha Fiscal

    Ilha Fiscal

    Rio est une ville entourée d’eau, quasiment. D’un côté, elle s’ouvre sur l’océan, avec Copacabana, Ipanema, Leblon, Barra. D’un autre côté, sur la baie de Guanabara, qui doit rivaliser en pollution avec la Seine, voire pire. Et dans cette baie, beaucoup de petites iles, et de plates formes pétrolières. Parmi les iles, Ilha Fiscal. C’est là que l’empereur Pedro II a donné le dernier bal de l’empire, avant la proclamation de la république. A l’intérieur du palais, un petit musée qui n’a rien à voir avec l’Ilha Fiscal, mais qui explique comment survivent les brésiliens qui sont envoyés en recherche en Antarctique… Enfin, l’ile est quand même marrante à voir, je sais maintenant de quoi ils se sont inspirés pour Disneyland !!!

    Musée d’art contemporain de Niteroi

    En ce moment, le temps n’est pas vraiment brésilien. En gros, il ne fait pas beau. Alors, on essaie de se cultiver, en allant au musée par exemple. C’est ainsi que je suis allé avec Francisco et deux amis portugais à lui à Niteroi, une ville qui fait face à Rio dans la baie de Guanabara. Là bas, se trouve le musée d’art contemporain de Niteroi, célèbre pour son architecture. Ce musée a été dessiné par Oscar Niemayer, celui qui a fait les plans de Brasilia (la capitale du Bresil, pour les incultes, et surtout une ville qui a surgit de nulle part en quelques années). En fait, le musée est une sorte de soucoupe volante qui ne vole pas, enfin, c’est comme ça que le touriste de base la voit. Pour Niemayer, c’est une fleur. A vous de vos faire votre propre opinion dessus :

    A l’intérieur du musée, deux expos d’art contemporain. Et là, je vois la limite des cours d’art du magistère : je ne comprends rien aux œuvres à l’intérieur. D’ailleurs, je n’aurais jamais pensé qu’il puisse y avoir des artistes contemporains brésiliens, c’est un peu bête, mais bon. Dans la visite, il y avait une partie interactive, pendant laquelle on pouvait plier des papiers, pour en faire des œuvres d’art. N’ayant pas réussi à faire un bateau, j’en appelle à votre aide pour m’apprendre à faire un bateau de papier !!!

    Voyage à Paraty et à Ilha Grande

    Quelques jours après l’école de samba, je suis parti visiter un peu la Costa Verde, l’équivalent de notre Côte d’Azur, mais en plus verdoyant, moins jet set, et plus sauvage. Au programme : Paraty, et Ilha Grande. Alors, Paraty, c’est une petite ville, de type coloniale (ça veut pas dire grand-chose, mais c’est dans les guides), et Ilha Grande, comme son nom l’indique, c’est une grande ile, ancien repaire de pirates, ancien pénitencier d’état, dans lequel est né l’un des plus gros gangs de prisonniers/dealers/…

    Départ de la gare routière de Rio, 4h de car vers Paraty. La sortie de Rio est impressionnante, on ne voit qu’une énorme favela pendant plus d’une demi-heure. Après, je ne sais pas, j’ai dormi pendant tout le trajet du car… Le premier soir à Paraty, je n’ai pas vu grand-chose, à part un bal à moitié vide pour cause de pluie, et la vieille ville, pavée partout, ce qui permet de faire des jeux du genre « celui qui court le plus vite sans poser les pieds sur les rainures des pavés », sous la pluie aussi. Après une bonne nuit de sommeil, j’ai pu voir le centre, sous le soleil, et bonus surprise, le défilé miliaire/sambaesque pour une fête (indépendance ou fin de l’empire, je ne sais plus). La ville de Paraty était une ville très riche, et les maisons du centre historique ont été conservées dans l’état, depuis deux siècles. La ville était le point de passage de l’or, qui quittait le Bresil pour le Portugal. C’était donc la cible principale des pirates d’Ilha Grande !! Pour l’après midi, on est allé sur la plus belle plage du coin, mais malheureusement, la pluie aussi, donc pas de baignade, juste un concours d’escalade de rochers !!

    Le lendemain, départ pour Ilha Grande : bus jusqu’à une sombre ville (Angra Dos Reis, rendez vous des pétroliers du coin), et bateau jusqu’à Ilha Grande. Sur le bateau, j’ai pu prendre une douche d’eau salée, offerte généreusement par la mer agitée, et je suis donc arrivé trempé ici :

    J’ai pu retrouver quelques personnes de l’appartement, qui avaient décidé de partir plus tard, donc de ne pas passer à Paraty, mais seulement à Ilha Grande, et nous avons loué un appart pour les 2 jours sur place (et ouais, on est comme ça, c’est le luxe… bon, en fait, ça coutait rien, mais quand même). En cette période de jour fériés, il y avait des fêtes tous les soirs dans les poussadas de l’ile et en plus, le soleil était revenu, donc en gros, mathématiquement parlant, ça donnait ça : fêtes sur la plage + plages de rêve + soleil=Ilha Grande.

    Le lendemain de l’arrivée, nous sommes allé à pied, enfin, les courageux d’entre nous, à Lopes Mendes, une des plus belles plages du Brésil. Les autres nous ont rejoints en bateau. Surf, enfin tentatives comme d’habitude, bodyboard, et baignade normale tout l’aprem, ça sentait les vacances !! Rentré en bateau (oui, la marche ça va un temps, mais bon, faut pas abuser) et soirée sur la plage pour clore cette journée. Le dernier jour, nous avions une journée complète avant de reprendre le ferry pour le continent. Nous avons donc fait une croisière, et au cours de cette croisière, j’ai pu apercevoir le premier pingouin (depuis, j’en ai vu à Rio). Apparemment, ils fuient l’Argentine pour le Bresil, en hiver. Après la croisière, nous sommes rentrés, tard à Rio, sales, salés, et crevés. La machine à laver a tourné 3 jours d’affilé pour laver les vêtements de ce weekend !!!

    L’école de samba

    Le Brésil, c’est bien, connu, c’est le football, la plage, la chirurgie esthétique, et la samba. Ayant décidé de ne pas aborder le sujet de la chirurgie esthétique, et ayant déjà abordé les sujets de la plage (oui, j’y vais tous les jours, l’eau est bonne, et c’est magnifique, vous devriez être dégoutés), et du football (oui, les brésiliens perdent toujours contre les français), il me reste donc celui de la samba.

    Orchestre de la Mangueira

    En arrivant ici, j’avais été surpris de ce qu’ils appelaient la samba : pour moi la samba, c’était les grosses caisses, le carnaval. Et dans les clubs de samba, rien à voir, la samba était de la musique presque calme, pas très éloignée de la bossa nova. J’étais pas loin de penser à une vaste opération d’intoxication sur ce qu’était la samba (un peu du même genre que celle montée par l’office de tourisme de Rio, qui vise à faire croire que toutes les brésiliennes ressemblent à Giselle Bundchen).

    Heureusement, j’ai pu assister à une répétition d’une école de samba, la Mangueira, qui est apparemment la plus vieille école de samba, et aussi la plus titrée : elle a gagné le carnaval de l’année dernière. En fait, dans le monde de la samba, c’est un peu comme au football, il y a des divisions, et les écoles de la première division sont les meilleures. Elles défilent au sambodrome à Rio, pendant le carnaval, et leur défilé est noté par des juges, selon la chanson sur laquelle elles défilent, la coordination des danseurs, les costumes, la reine de l’école,…

    Donc nous sommes allés à la Mangueira, dans la Zona Norte. C’est le moment de faire un petit point de géographie, je pense : Rio est divisé en plusieurs zones, dont les plus fameuses, la Zona Norte, et la Zona Sul. La Zona Sul, c’est la zone pour les touristes, les plages. La Zona Norte, c’est la zone que les touristes ne doivent pas fréquenter, d’abord parce qu’il n’y a pas de plage, ensuite parce qu’il n’y a pas grand-chose à voir, enfin, du point de vue touristique, et puis enfin parce que les pires rumeurs courent sur les dangers de la Zona Norte. N’y étant allé que en taxi, je ne peux pas confirmer que c’est dangereux.

    Tout ça pour dire que les écoles de samba se trouvent toutes, il me semble, dans des quartiers ou le niveau de vie est très bas. Enfin, nous sommes donc allés à la Mangueira, qui se trouve en bas d’une favela. Là bas, plein plein de gens dans une grande salle, qui entourent une piste centrale. Et deux balcons, un avec un grand orchestre, et un petit balcon, avec un chanteur. En dehors du carnaval, les écoles de samba répètent, c'est-à-dire que l’orchestre teste des chansons, pour choisir laquelle sera jouée le jour du carnaval. Le choix se fait en fonction du nombre de gens qui dansent sur la piste et qui chantent. Je me suis permis de danser un peu la samba, enfin, la samba réinterprétée par moi-même. Au final, je ne sais pas quelle chanson était la meilleure, pour moi, c’étaient toutes les mêmes : au départ, un petit chant sur fond de guitare, et puis d’un coup, l’orchestre se lâche, et les tambours résonnent.

    Une bonne soirée donc, et qui m’a permis de rencontrer le fils caché de Senna. En effet, c’est lui qui conduisait le taxi au retour, et qui a établi un nouveau record de vitesse sur le periph de Rio.