Alors, vous avez apprécié le concept du blog qui se met pas à jour? Vous avez réellement cru que j'avais la flemme de mettre à jour mon blog? Tss, faut suivre un peu la mode, le web 4.0 maintenant c'est plus l'interactivité, la réactivité et tout, c'est le vide.
Enfin, après cette expérience conceptuelle assez enrichissante, je reviens vers un mode de présentation plus traditionnel: je vais écrire des billets!!! Et en plus, je vais le faire tout de suite.
Bon je reprend le bon concept du sommaire, qui a fait ses preuves, ici et ailleurs :
3e plus grandes chutes du monde, 275 cascades, 72m de hauteur, scène de Miami Vice, Moonraker, Mission, une humidité impressionnante, en sueur en moins de 2 minutes, voilà les Chutes d'iguaçu, à la frontière Argentine-Brésil (et le Paraguay est pas loin aussi, mais tout le monde s'en fout, la preuve, essayez de trouver un guide de voyage sur le Paraguay). Rien de mieux que des photos pour résumer le truc:
Mon anniversaire tombant en plein milieu du voyage, j'avais décidé de le passer en méditant sur moi même dans les andes. Donc direction Salta, au nord ouest de l'Argentine, pas loin de la Bolivie et du Chili. Là bas, superbes paysages, visites de vignobles et tests de vins argentins, petit passage par un desert de sel, petit stop à 4000 m d'altitude. Bon tout à un prix, là c'était 48h de bus de plus, 2 jours de van, et l'adieu à Buenos Aires.
Points positifs: c'était beau
Points négatifs: il me manquait certaines personnes pour mon anniversaire, même si j'ai reçu un très beau message
Après la visite de Montevideo, un petit peu de bus, de bateau, et nous voilà en Argentine, à Buenos Aires. Arrivée dans une auberge énorme et très sympa, et sortie directe pour manger. Il est minuit, et les restaus sont encore ouverts, ce qui me permet de gouter la viande argentine. Après avoir gouté d'ailleurs, il faut avouer que les viandes d'autres provenances ne méritent pas de s'appeler viande. Le vin argentin fait aussi oublier le liquide rouge que les brésiliens osent appeler vin. Après ce resto, direction une boite, car l'activité principale des argentins a l'air d'être d'aller en boite, si possible le plus tard possible (rentrer dans une boite à 6h du mat, alors que c'est pas un after, par exemple). Bon, allons y pour le bilan:
Points positifs: La viande, la ville (Paris, Italie, Espagne, le tout mélangé, mais en prenant que le meilleur de chaque), les boites (Mention spéciale pour le Club 69, un nom pareil ça s'invente pas, et au spectacle de drag queen, éhéhhéhé), le tango même si c'est quand même pas de la samba, les prix, le metro en bois,...
Points négatifs: Tigre (plus grosse arnaque de la ville), eh les espagnols, apprenez à parler portugais, on est dans un monde civilisé maintenant
Avis à tous les habitants d'Uruguay (ou les gens qui aiment l'Uruguay) qui lisent ce blog. NE LISEZ PAS CE MESSAGE, JE VAIS DIRE DES CHOSES DESOBLIGEANTES SUR VOTRE PAYS.
Arrivé à Montevideo, après 19h de bus (ouaip, jsuis un baroudeur moi!!), je connais le froid pour la première fois depuis, euhhhh, la France? Cette sensation étrange, qui vous pousse à claquer des dents en rythme, qui vous permet de compter les poils sur les bras. A Rio, on croyait que le froid n'existait pas en vrai, mais qu'il était fabriqué artificiellement avec l'air conditionné. Enfin, si, on connaissait un peu le froid, c'est quand il fait en dessous de 20 degrés (eh vous m'enviez hein?). Pour faire vite (je suis dans une course aux posts), petit bilan positif/négatif
Points positifs: Pour revivre les années 70, rien de tel qu'un voyage à Montevideo. Se depecher, dans 10 ans, la musique des années 80 arrivera en force. Ah, le drapeau du pays est pas mal du tout.
Point négatifs: Euh... faut vraiment faire une liste?
(Il se peut que ma perception des choses ne corresponde pas à la réalité. Mais en même temps, j'avais jamais vu une voiture des années 70 doubler une charette. Et puis bon, l'Uruguay a gagné contre la France à la coupe du monde de beach soccer. Alors je me venge)
Première étape de mon voyage de deux semaines, Floripa, au sud du Brésil, paradis des surfers, des manequins, et des gens qui veulent draguer des manequins. En effet, là bas, l'impression d'être dans un autre monde, des allemandes qui parlent portugais partout. J'étais peut être le seul brun là bas. Bon pour faire court, un bilan de cette étape:
Points positifs: J'ai cru que j'allais vraiment devenir surfer professionel sur sable, et sur eau), j'ai conduit, l'île est belle, les gens sympas
Points négatifs: il a fait moche, et il a fait moche, aussi.
Tiens, c'est la première fois que j'aborde le sujet... et ben, on va faire court, pasque... ils sont finis!!! Donc ça ne sert à rien d'en parler. Voilà
Par Mouzy,
dimanche 24 décembre 2006 à 05:43 ::Musique
Les américains ont le Dirty South. L'Amérique du Sud a le reggaeton. La France a Priscilla. Ici ( ouais c'est l'Amérique du sud, aussi, mais en même temps, non), ya le funk. Enfin, surtout à Rio. la comparaison avec Priscilla est mauvaise, pasque le funk c'est bien ( Priscilla aussi, me dit Clement)(désolé, hein, mais je suis d'humeur casseuse). Le funk, c'est le résultat d'un mix parfait entre le ragga, le hip hop, la miami bass. Bon, si à la base on n'aime ni le ragga, ni le hip hop, ni la miami bass, on aura du mal à apprécier le funk. Mais je ne suis pas responsable de vos gouts musicaux, s'ils sont mauvais (je l'ai dit, jsuis de mauvaise humeur).
Le funk, c'est des paroles débiles, qui oscillent entre la description d'un film porno, et la description de la vie dans les favelas (si possible en vantant le chef dealer du coin, histoire d'éviter quelques problemes). Le funk est né dans les favelas, est devenu fashion dans la ville, est maintenant partout. Il y a différents types de funk, mais le vrai de vrai, c'est le prohibidao, dont les paroles sont susceptibles d'entrainer leur auteur en prison (apologie des dealers, des armes, des meurtres, du sexe). Bon, tout ça, c'est ce que je lis un peu partout, et ce que je déduit du peu que je comprend des chansons.
Le funk vit dans les Baile Funk: dans la ville, et dans les favelas. Dans la ville, c'est organisé par des vrais organisateurs, ça reste bon enfant. Dans les favelas, je suppose que c'est organisé par les dealers, et c'est plus "roots". Sur scène, un dj, ou alors un groupe, en général de trois personnes, qui danse, avec des mouvements sugestifs, et qui essaient (et arrivent) de faire venir des filles sur la scène pour faire une démonstration plus visuelle de ce qu'ils chantent (pas les meurtres hein). Démonstration soft en ville, parait-il plus libérée dans certains endroits de la zone nord (source: pas moi, j'ai la flemme de la chercher, je ferais peut être un ajout plus tard).
Là ou je suis allé, seulement un dj, une musique vraiment très très forte (en décibels) des gens qui dansent de façon louche, masi une bonne ambiance générale qui se dégage de ce truc, même si l'impression de décadence n'est pas loin (non, je ne fais pas de paris sur arriverais-je ou non à placer ce mot). Bon, je suis fatigué, je vais dormir, et si vous voulez en savoir plus, je vous ferais écouter un peu de funk. Surement la reprise funk de tragedie, hey ho... Encore que je suis pas sur que même mon pire ennemi mériterait ça.