Les américains ont le Dirty South. L'Amérique du Sud a le reggaeton. La France a Priscilla. Ici ( ouais c'est l'Amérique du sud, aussi, mais en même temps, non), ya le funk. Enfin, surtout à Rio. la comparaison avec Priscilla est mauvaise, pasque le funk c'est bien ( Priscilla aussi, me dit Clement)(désolé, hein, mais je suis d'humeur casseuse). Le funk, c'est le résultat d'un mix parfait entre le ragga, le hip hop, la miami bass. Bon, si à la base on n'aime ni le ragga, ni le hip hop, ni la miami bass, on aura du mal à apprécier le funk. Mais je ne suis pas responsable de vos gouts musicaux, s'ils sont mauvais (je l'ai dit, jsuis de mauvaise humeur). Le funk, c'est des paroles débiles, qui oscillent entre la description d'un film porno, et la description de la vie dans les favelas (si possible en vantant le chef dealer du coin, histoire d'éviter quelques problemes). Le funk est né dans les favelas, est devenu fashion dans la ville, est maintenant partout. Il y a différents types de funk, mais le vrai de vrai, c'est le prohibidao, dont les paroles sont susceptibles d'entrainer leur auteur en prison (apologie des dealers, des armes, des meurtres, du sexe). Bon, tout ça, c'est ce que je lis un peu partout, et ce que je déduit du peu que je comprend des chansons. Le funk vit dans les Baile Funk: dans la ville, et dans les favelas. Dans la ville, c'est organisé par des vrais organisateurs, ça reste bon enfant. Dans les favelas, je suppose que c'est organisé par les dealers, et c'est plus "roots". Sur scène, un dj, ou alors un groupe, en général de trois personnes, qui danse, avec des mouvements sugestifs, et qui essaient (et arrivent) de faire venir des filles sur la scène pour faire une démonstration plus visuelle de ce qu'ils chantent (pas les meurtres hein). Démonstration soft en ville, parait-il plus libérée dans certains endroits de la zone nord (source: pas moi, j'ai la flemme de la chercher, je ferais peut être un ajout plus tard). Là ou je suis allé, seulement un dj, une musique vraiment très très forte (en décibels) des gens qui dansent de façon louche, masi une bonne ambiance générale qui se dégage de ce truc, même si l'impression de décadence n'est pas loin (non, je ne fais pas de paris sur arriverais-je ou non à placer ce mot). Bon, je suis fatigué, je vais dormir, et si vous voulez en savoir plus, je vous ferais écouter un peu de funk. Surement la reprise funk de tragedie, hey ho... Encore que je suis pas sur que même mon pire ennemi mériterait ça.